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Nombril de l'univers à la sesshin d'Orbey

par marcolino

publié dans Ego

Savoir que l’on va souffrir physiquement mais ne pas renoncer.

 Savoir qu’à certains moments il n’y aura pas de douleur

 Savoir qu’à d’autres elle semblera intolérable.

 Bien se connaître pour distinguer l’illusion et la réalité

 Pratiquer avec ses potentialités et ses limites

 S’oublier dans cette pratique

 Savoir que la pratique méditative est don total.

 Craindre un contexte de compétition

 Voir plutôt une saine émulation

 Il n’y a pas de premier ni de dernier

 Chacun pratique avec ses potentialités et ses limites

 Le pratiquant n’a de compte à rendre qu’à soi-même

 Ne pas comparer, ne pas se comparer

 Etre centré sur la pratique en communauté

 Résistance et peurs peuvent prendre la forme d’une douleur physique

 Le savoir c’est lâcher l’obsession du contrôle

 Nier la douleur c’est souffrir davantage

 En être obsédé, c’est ne pas la supporter

 L’observer avec curiosité dans son apparition et sa disparition.

 Vous vous sentirez sans doute parfois

 comme un lapin traqué qui ne peut sortir de sa tanière

 et sa tanière est si petite comme un long couloir entre deux sons de cloche

 Passer par l’anneau de la voie qui est posture

 Un anneau qui devient tunnel dans une sesshin

 Lâcher toutes les angoisses,

Il n’y a pas d’autre endroit que le lieu où l’on pratique.

 Souffrir pour brûler l’inutile et trouver ce qui fait sens,

 Ce rapport profond à la respiration.

 Les pensées passeront évidemment mais ne pas s’y attarder

 Le buste droit, les yeux recueillis,

 Les observer comme des objets qui prennent corps par l’attention qu’on y porte

 Revenir constamment à la réalité du souffle qui entre et sort

 Pousser sur les genoux en lotus ou en demi-lotus

 Vous êtes stable, un rocher stable ancré dans le sol

 Et poussant les nuages avec le haut de la tête, les épaules lâches,

 Le ventre détendu par l’expiration profonde dans Dan tian.

 Ne rien chercher, cultiver cette simplicité de l’abandon à la pratique

 Les nuages se feront moins régulier et le ciel plus clair

 Relâché mais solide,

 Vous êtes Un avec le courant de pratique qui vous entoure.

 Quelques jours avant j’ai peur

 Mais je ne peux renoncer à cette expérience fondatrice.

 Quand le cœur du Soi s’éveille,

 Quand je lâche mon petit égoïsme

 Pour participer à l’apaisement du monde

 Qui démarre par mon nombril relâché.

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